DE L’INDOCHINE DE GARNIER AU VIÊTNAM DES ENFANTS DE L’ONCLE HÔ

Mais, qu’était donc à l’époque de Francis Garnier ce pays qui deviendra plus tard le Viêtnam ? Quel était son passé ? Quelle était son histoire ?
Au milieu du XIXe siècle, les Français, voyaient avant tout dans ce pays une base, un tremplin pour atteindre le cœur de la Chine qui exerçait sur tous une véritable fascination en raison de son passé, de sa culture et de son raffinement. Clichés sans doute, mais ces images ont la vie dure lorsque l’on écoute nos contemporains parler de la Chine.

Avant de suivre le fleuve, dans les pas de l’explorateur, du delta jusqu’aux sources, avant d’aborder les régions qu’il traverse, il est important d’évoquer l’Indochine dans son ensemble.
Cependant, il convient de faire la distinction entre l’Indochine historique qu’officialisa l’Union indochinoise de 1887, comprenant le Cambodge, le Laos et le Viêtnam (Tonkin, Annam et Cochinchine) et l’Indochine géographique : la péninsule indochinoise. Celle-ci réunit, outre les trois pays déjà cités, la Thaïlande et le Myanmar (Birmanie).
» De nos jours, on évoque cette région comme une nouvelle zone économique et géopolitique de l’Asie du Sud-Est. „
fil n’en demeure pas moins que cette Indochine est loin de constituer un ensemble homogène tant sur le plan géologique que sur le plan humaine

“L’Indochine est comme une main ouverte que l’Asie tendrait vers le Pacifique.”’31 Belle image de Bernard Philippe Groslier, l’archéologue français qui a consacré une grande partie de sa vie à l’étude et à la restauration des temples d’Angkor.
Entre l’Inde et la Chine, la région est limitée à l’ouest par le golfe du Bengale, au sud par le détroit de Malacca, et enfin à l’est par la mer de Chine. L’Indochine n’est pas constituée de grandes régions naturelles mais elle est divisée en une multitude de zones de faible superficie ne communiquant entre elles qu’avec difficulté, en raison d’un relief tourmenté et d’un système hydrographique complexe.
De façon générale, la montagne s’oppose à la plaine. La première, accidentée, fragmentée, à l’exception de la longue cordillère annamitique qui constitue la colonne vertébrale de l’Indochine, ne porte qu’une faible densité de population. La seconde, côtière au Viêtnam, a une densité de population parfois très forte, en particulier autour du fleuve Rouge.

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Le fleuve Rouge, le Mékong, l’Irrawaddy, le Salwen, le Ménam Chao Phraya ont donné son visage à la péninsule, ont modelé la terre et les hommes qui se sont installés sur leurs rives au cours des siècles. Les principales cités, anciennes ou contemporaines, ont été édifiées dans leurs vallées.
Les deltas du fleuve Rouge et du Mékong, “les deux paniers suspendus aux extrémités d’un seul fléau comme la palanche dont se servent les paysans pour transporter l’eau”(4), ont concentré autour de leurs limons fertiles les populations du Nord-Viêtnam et du Sud-Viêtnam. Les hommes y ont bâti les deux métropoles du pays, Hanoi et Saigon.

Le Cambodge, ancien golfe marin, est traversé par le Mékong. Au cœur du pays, les grands lacs reliés au fleuve par le Tonlé Sap demeurent les résidus de cette ancienne région submergée par les eaux salées. La capitale actuelle, Phnom Penh, se situe au point de rencontre du Mékong et du Tonlé Sap. Oudong, ancienne ville royale, dresse encore la pointe de ses stupa au-dessus de la rive ouest du Tonlé Sap. Quant à Angkor, les fondements de la célèbre cité hydraulique furent établis à faible distance de la bordure septentrionale du Grand Lac.
Au Laos, le grand bief de Vientiane donne au Moyen-Mékong la possibilité de s’étaler dans une large plaine aux ressources encore mal exploitées aujourd’hui. Luang Prabang, l’ancienne cité des souverains laos, s’enorgueillit des ors de ses pagodes qui s’élèvent majestueusement au-dessus de la végétation luxuriante des rives du fleuve.
A l’ouest, isolée de l’Inde par l’Assam impénétrable, la Birmanie est irriguée par l’Irrawaddy et le Salwen qui naissent dans les brumes au cœur du Yunnan comme le fleuve Rouge. Mandalay, puis Rangoon ont été bâties, la première sur une rive de l’Irrawady, la seconde à l’est de son delta.
Quant au Ménam Chao Phraya qui traverse les terres thaïlandaises, si ses eaux n’ont pas les vertus constructives et la vigueur d’un Mékong, il constitue cependant une voie vers le golfe du Siam et la mer. Ayuthaya, à partir du XIVe siècle, puis Bangkok quatre siècles plus tard, se sont élevés sur ses berges.

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